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Introduction. Je m'appelle David Andriana, j'ai 29 ans. Depuis deux ans environ, je pense avoir développé une sensibilité aux radiofréquences des téléphones portables et antennes-relais GSM. Voici mon témoignage personnel.

Sensibilité. Au tout début, lors d'un passage chez des amis à Paris en décembre 1999, je me suis aperçu que je pouvais savoir si un mobile placé à proximité était allumé ou éteint, selon certaines sensations. Les sensations étaient analogues à des fourmillements dans les mains, les bras, ou une sensation de chaleur au niveau de la tête. Je pouvais également dire dans quelle pièce (dans quelle direction dans la maison) se trouvait le mobile.
Ces petits jeux étaient amusants, sans gêne, et mes « prédictions » loin d'être fiables à 100%.
Depuis, cette sensibilité s'est accrue, et en ce début 2002 je ressens maintenant très fortement et très rapidement si un téléphone mobile allumé est placé près de moi (dans les 10 m). Lorsqu'on éteint l'appareil, il me faut un certain temps avant de ne plus ressentir, ou « d'oublier », ces effets : environ une demi-heure.
En environnement baignant dans les radiofréquences, comme certaines réunions où les intervenants ont laissé leur mobile allumé, la sensation diffuse au départ se transforme rapidement en gêne — en quelques heures —, et il m'est alors difficile de me concentrer. La même réunion sans les portables, ne me pose aucun problème.
Cette sensibilité s'étend aux antennes-relais des réseaux GSM, et à d'autres installations, voir ci-dessous.

Gêne. Depuis mars 2000, date à laquelle j'avais pris un emploi dans une société à La Défense, donc en environnement baigné dans les radiofréquences, la perception des téléphones portables est devenue une gêne réelle. Cela se traduit par un échauffement persistant de certaines régions de la tête, ce qui est très fatiguant au bout de quelques heures, et par des difficultés à se concentrer.
J'ai déménagé au bout d'un an, et me suis installé à Bordeaux. J'ai remarqué que cette sensibilité se manifestait plus fortement en état de fatigue. C'est également à cette époque que j'ai compris que les antennes-relais jouaient un rôle, car certaines portions d'autoroute me sont devenues insupportables (échauffements de la tête), ainsi que certains boulevards.
À une époque, le simple fait de me balader en ville était abominable. Selon les passages empruntés, j'étais plus ou moins soumis aux radiofréquences, avec plus ou moins de souffrance.
Évidemment, j'ai mis au courant mes amis, qui font l'effort d'éteindre leur portable lorsque nous nous voyons, mais hélas certains endroits publics me sont désormais très difficiles.

« Preuve » du phénomène. Mis à part leur confiance dans ma bonne foi, rien n'oblige mes amis ou mes collègues à éteindre leur portable quand je le leur demande. D'ailleurs, la responsabilité des radiofréquences a longtemps été une simple hypothèse à mes propres yeux, hypothèse à mettre en rapport avec une gêne, réelle, elle, mais dont la cause n'était pas formellement établie.
Jusqu'à ce voyage à La Réunion...
Début 2001, je suis allé faire un voyage, loin du bruit, loin des antennes et de la pollution. Au bout de quelques jours sans souci, nous décidons de passer une nuit à St Gilles. En nous garant en ville, je ressens, et fais état d'une gêne semblable à ce dont je me plaignais régulièrement en Métropoloe. C'est en montant les marches de l'hôtel que la gêne s'intensifie, jusqu'à devenir insupportable. L'antenne-relais était en fait implantée dans la cour-même de l'hôtel, que nous décidons de quitter.
Plus tard, lors du séjour, il m'était très facile de dire s'il y avait une antenne à proximité, d'autant plus facile que dans les terres il y en a peu. Sur le total des nombreux essais menés, le taux d'erreur fut nul. Bien que d'un caractère tout à fait amateur, cette expérience fut pour moi la « preuve » personnelle que les antennes-relais étaient délétères, au moins pour moi.

Échos. Si, il y a deux ans, j'hésitais à en parler, et si, il y a un an, mes collègues ne me prenaient pas au sérieux, je rencontre aujourd'hui de plus en plus de personnes ouvertes à mon discours. Mieux, je constate de plus en plus d'échos de tels témoignages dans la presse grand public et sur internet.

Appareils incriminés. J'ai constaté être sensible à peu près de la même manière aux appareils suivants :
  • mobiles GSM
  • antennes-relais GSM
  • liaisons sans fil entre ordinateurs : technologie Airport chez Apple, norme 802.11b (Wi-Fi)
Je me suis également aperçu être sensible aux lignes haute-tension, mais dans une moindre mesure que pour les GSM.

Faits marquants. J'ai la conviction que, mi-2001, j'ai dû abandonner un projet informatique parce que le bureau était placé dans l'axe d'une antenne-relais (non visible depuis le bureau).
En intégrant les locaux, au tout début du projet, j'avais déjà senti la présence « éventuelle » d'une telle installation à proximité, et en ai parlé à mes collègues, mais sans y prêter plus d'attention, sachant qu'on est en permanence, de toute façon, plus ou moins immergés dans cette soupe électromagnétique.
Au bout de trois mois, mes relevés d'activité personnels parlaient d'eux-mêmes : il m'était devenu impossible de travailler sur le projet. Les principaux indices, vont dans le sens d'une gêne causée par les radiofréquences ; notamment le fait que j'ai réussi sans aucun souci, dans le même cadre professionnel, à mener le même type de projet quelques semaines plus tard dans d'autres locaux, éloignés seulement de deux kilomètres...
Je fais désormais beaucoup plus attention dans mes choix géographiques.

Position du corps médical. Deux généralistes et une neurologue, ont été incapables d'envisager que les GSM pouvaient avoir une telle influence. Les troubles décrits ne correspondent pas à des migraines au sens clinique du terme, ni à des troubles neuraux. Le diagnostic a porté sur des céphalées tensives (maux de tête dus à la fatigue ou au stress).
J'ai également consulté un ophtalmo, qui n'a rien décelé d'anormal, et un psy, avec qui il n'a pas été trouvé d'explication à cette sensibilité.


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